Biodynamie : Les signes d’eau façonneurs de grands millésimes

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Les travaux de la biodynamiste Maria Thun ont permis de corréler le cycle des plantes avec celui des planètes et de leur affubler une nature élémentaire en fonction de leur type (fruit-feu, feuille-eau, racine-terre, fleur-air). Ses travaux ont par exemple démontré que le prunier était un arbre de Saturne donnant ses plus beaux fruits lorsque ce même astre se trouvait en constellations de feu (Saturne étant une planète de feu en biodynamie). Après avoir constaté l’écart de 29 ans entre quatre grands millésimes (1899-1900 et 1928-1929), j’ai souhaité vérifier si les vignes de raisin noir, à l’instar des pruniers (produisant aussi des fruits rouge foncé), étaient elles aussi rythmées par des cycles de Saturne en constellations de feu.

Il s’avère que les vignes se trouvent assimilées en biodynamie, sidéraliste par nature, au type « fruit » en tant qu’arbre fruitier de la famille des vitacées. La vigne est donc susceptible d’être elle aussi régie par le cycle de Saturne en signes de feu (Bélier, Lion, Sagittaire). Or, en y regardant de plus près, il m’a été possible de mettre en lumière d’autres aspects insoupçonnés… Afin d’optimiser cette étude, je me suis donc appuyé sur trois planètes (Mars, Jupiter et Saturne) aux cycles plus longs que ceux de Vénus ou de Mercure.

Les grands millésimes rouges des vignobles bordelais – Des constantes cycliques avec Mars en Cancer :

Les meilleures récoltes de raisins noirs (soit les millésimes des années exceptionnelles et des grandes années) ayant permis de produire de grands vins rouges furent le théâtre de la présence prédominante d’astres en signes d’eau, à savoir le Cancer, le Scorpion et dans une moindre mesure les Poissons. On constate également que le cycle des taches solaires n’a étonnamment pas d’incidence sur la qualité de la récolte (très grand millésime en 2000 avec un pic de taches solaires, mais très grand millésime aussi avec une période de faible activité comme en 1900), hormis le fait qu’une longue activité solaire faible favorise le développement de cryobactéries et de divers champignons ravageurs capables de décimer les pieds de vigne.

Les vendanges de qualité les plus précoces de l’histoire du bordelais (1893 et 1989) ont eu lieu au moment d’un cycle martien similaire (maturation avec la présence de Mars en Cancer plus précocement au moment d’un été chaud et vendanges durant la présence du Soleil avec Mars en Lion). La présence de Mars en Cancer au cœur d’un été chaud semble jouer un rôle de dynamiseur dans la seconde partie de la véraison et de la maturation de la vigne (notamment pour la production du sucre) lorsque le Soleil se trouve quant à lui au niveau des dernières étoiles du Cancer et surtout des étoiles du Lion. On constate que les effets positifs de Mars en Cancer durant la véraison (précoce ou tardive) peuvent être annihilés par la présence d’un nœud lunaire (généralement Sud) dans le secteur occupé par le Soleil durant une rétrogradation de Mercure comme en 1932 et 1951 où les récoltes furent désastreuses et les vins exécrables. La mauvaise récolte de l’année passée fut quant à elle consécutive à la présence du Nœud Lunaire Nord dans l’axe solaire durant une rétrogradation de Mercure, alors que Mars se trouvait pourtant dans le secteur Cancer….

On constate que les rétrogradations de Mars en Verseau de 1924 et de 2003 (cycle de 79 ans) ont été de grands millésimes. Toutefois, les rétrogradations précédentes de 1845 (avec Saturne) et de 1766 (avec le Nœud Lunaire Sud) qui se firent jusqu’en Capricorne donnèrent des mauvaises récoltes. Il ne faut donc pas de perturbateurs nodaux ou planétaires susceptibles d’annihiler les effets positifs. Alors que Mars en conjonction avec le Nœud Lunaire Nord avait donné de bonnes récoltes en fin de Capricorne en 1971, il en donna de mauvaises sans le Nœud Lunaire en 1892. Le résultat de 1939 fut mitigé selon les vignobles (certains peuvent être considérés comme de grands millésimes alors que d’autres se sont avérés décevants). Il s’agissait d’une rétrogradation dans un secteur similaire à celui de cette année (celle-ci avait été marquée par des oscillations enchaînant des gelées brutales avec des coups de chaud soudains suivis eux-aussi par de forts refroidissements accompagnés de pluies)… à la différence qu’elle se trouvera en Capricorne accompagnée du Nœud Lunaire Sud comme en 1766. Mars n’a donné qu’un seul bon millésime (soit une « bonne année ») en Capricorne contre 9 en Cancer depuis 1900.

Saturne plus souvent en Scorpion ou en début de Sagittaire :

La présence de Saturne à 6 reprises en Sagittaire est loin d’être une surprise puisque son action positive en biodynamie est bien connue.  En revanche, sa présence à 8 reprises en Scorpion est beaucoup plus surprenante. Constellation trigone à celle du Cancer, le Scorpion régit comme celle-ci les couleurs grenat foncé en alchimie, soit les teintes rouge sombre, allant jusqu’au pourpre foncé ou noir comme les raisins du bordelais utilisés pour la fabrication du vin rouge. Dans 28% des cas, Mars, Jupiter ou Saturne se trouvait dans l’un de ces deux signes d’eau. Le Bélier, qu’il soit astrologique ou saisonnologique (vrais Poissons équinoxiaux), qui se trouve pourtant associé à la couleur rouge (avec la maîtrise de Mars) et le Capricorne (ou le Verseau saisonnologique) avec son exaltation traditionnelle de Mars ne concentrent que 8% de ces trois astres (4% chacun).

Dans la plupart des situations concernant Saturne en Sagittaire, elle se trouvait dans la première partie de ce secteur stellaire, soit au niveau des longitudes occupées par le nuage galactique tel un effet miroir avec le Scorpion.

Reste que la présence de Mars, de Jupiter ou de Saturne en signes d’eau est observée plus fréquemment durant les années à crus d’exception que celles ne l’étant pas… Précisons qu’au niveau saisonnier, dans la mesure où il s’agit de végétaux également régis par ces cycles, nous observons que les signes les moins pourvus en astres sont ceux du milieu de l’hiver jusqu’au milieu du printemps (du faux Verseau au faux Taureau saisonnologiques, soit du vrai Capricorne au vrai Bélier). Mais l’impact “saisonnologique” s’arrête ici dans la mesure où la présence de Saturne en Scorpion (secteur stellaire de fin d’automne) se trouve lui aussi très pourvu en astres ! Par ailleurs, si nous prenions en considération les constellations zodiacales d’inégales dimensions, la Vierge serait le second secteur stellaire le plus pourvu en Mars (avec 8 occurrences).

En conclusion, Bacchus ou Dionysos ne sortent pas de la cuisse de Jupiter pour la qualité des vendanges ! A moins qu’il ne s’agisse d’une allégorie relative à l’apparition de Mars dans le signe d’exaltation de Jupiter (soit le Cancer) qui se révélait annonciatrice d’une bonne cuvée. Mars, théoriquement en chute dans ce secteur, se trouve au contraire exalté au niveau des propriétés apportées aux fruits rouges (bien que noirs d’apparence). D’autre part, contrairement aux principes biodynamiques traditionnels, la qualité optimale du fruit n’a pas été donnée en majorité par des constellations de feu, mais bien par des constellations d’eau (les secteurs “fruit-feu” arrivent en effet derniers). Mars, astre d’eau en biodynamie, arrive d’ailleurs en tête en signes d’eau, ce qui est logique pour ce fruit dont l’intérêt est d’en extraire le “précieux” liquide à la teinte rouge (associée aussi à Mars).

Notons enfin que ces analyses permettent également d’anticiper des scénarios météorologiques à venir dans la mesure où les astres interfèrent sur la dynamique climatique, et donc sur l’issue des récoltes.

Patrice Bouriche ©

2 Comments

  1. Prédiction :

    “On constate que les rétrogradations de Mars en Verseau de 1924 et de 2003 (cycle de 79 ans) ont été de grands millésimes. Toutefois, les rétrogradations précédentes de 1845 (avec Saturne) et de 1766 (avec le Nœud Lunaire Sud) qui se firent jusqu’en Capricorne donnèrent des mauvaises récoltes. (…) Il s’agissait d’une rétrogradation dans un secteur similaire à celui de cette année (celle-ci avait été marquée par des oscillations enchaînant des gelées brutales avec des coups de chaud soudains suivis eux-aussi par de forts refroidissements accompagnés de pluies)… à la différence qu’elle se trouvera en Capricorne accompagnée du Nœud Lunaire Sud comme en 1766.”

    Résultat : L’année 2018 aura tenue comme prédit toutes ses promesses de mauvaises récoltes… Comme en 1766, la récolte sera catastrophique. Qui peut lutter contre les astres ?

    https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/orages-en-gironde-le-vignoble-durement-touche-par-la-grele-1527348113

    http://www.lepoint.fr/vin/bordeaux-la-peur-dans-les-vignes-26-05-2018-2221628_581.php

    Notons que le vert des végétaux est particulièrement intense en ce mois de mai 2018 et rappelle celui de 1997, année à faible activité solaire. Par ailleurs, ce vert intense et magnifique dans des régions à moindres précipitations (comme la Marne et la Seine-et-Marne entre autres) s’explique par l’effet de Mars dans sa “demeure secrète”, le Capricorne) qui active les remontées de nappes et permet aux racines des végétaux d’assurer leurs besoins en eau et en minéraux. C’est de la biodynamie pure.

  2. Sofoot.com ont évoqué une pénurie de bière pendant ce Mondial, en Russie et un peu partout en Europe. Peut-être Mars/NS opposés à Vénus/NN, du Capricorne au Cancer.

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