Diana – Plus qu’un mythe néo-lunaire…

Diana/Diane était une déesse romaine associée à la triade lunaire de la Tria Virginis. Elle correspondait tantôt au croissant lunaire, à la Pleine Lune, ou le plus souvent à l’Interlunium correspondant à la période entre la dernière phase lunaire et la première (rattachée tantôt à la Lune Noire ou à la Nouvelle Lune liturgique). Cette phase entre le dernier croissant et le premier croissant prit en Babylonie le titre de « Trois Jours de Restriction de la Nouvelle Lune » (dédiés aux 29ème, 30ème et 1er jours du calendrier luni-solaire).

De nombreux mythes s’y trouvèrent assimilés comme celui des « Trois jours et Trois nuits » de la Descente aux Enfers d’Inanna. Cette déesse suméro-akkadienne, que l’on rattache traditionnellement à Vénus, fut aussi confondue avec la personnification de la Nouvelle Lune ou de la Lune Noire et prit même le nom de Lilith, le rapace nocturne.

Les Romains considéraient aussi que la disparition de Diana durant l’Interlunium, à l’instar d’Inanna pour sa descente, s’expliquait par son « voyage » dans la demeure de Pluton, ou de l’invisible, qui se trouvait assimilé au monde souterrain de la mort.

Rappelons que Diana était également le substitut de la Vierge grecque Artémis et qu’elle faisait partie de la Triformis d’Hécate, autre déesse sacrificielle aussi reconnue par son flambeau tenu dans sa main. Toutefois, comme le précisa justement Philippe Visconti dans son ouvrage dédié aux Monuments du Musée Chiaramonti, Diana était aussi représentée avec ce même attribut comme le montre l’image d’illustration ci-dessus !

Reste que certains pourront faire le parallèle « abusif » entre le désastreux accident de la Princesse Diana dans la nuit du 31 août 1997 et son hypothétique ritualisation au moment d’un Interlunium, lors de la présence du Soleil dans le faux signe de la Vierge assimilée à la Déesse Diana (signe déterminé à partir du zodiaque tropical aussi fictif que sataniste utilisé par les saisonnologues), qui plus est dans un souterrain « plutonien » au niveau du 13ème pilier (le fameux 13 associé au psychopompe Mercure) dont la surface était surplombée Place de l’Alma par une torche funéraire telle une « Candle in the Wind » associée à cette même déesse romaine…

Un simple fait indépendant de Matrice ?

Patrice Bouriche ©

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