Les anciennes maîtrises astrales

La volonté de faire coïncider la nature des astres avec celle des signes remonte au minimum à l’époque assyrienne. En effet, chaque constellation avait son...

La volonté de faire coïncider la nature des astres avec celle des signes remonte au minimum à l’époque assyrienne. En effet, chaque constellation avait son dieu tutélaire. Parfois, une étoile pouvait même se retrouver déesse d’une autre étoile ! La répartition des couples planétaires qui nous est parvenue provient quant à elle de l’Egypte ptolémaïque (chaldéo-hellénisée donc) et répond à des concepts autres que divins. Ces maîtrises sont par ailleurs illogiques au regard des exaltations. On peut à ce titre évoquer le signe de la Balance qui se trouve maîtrisé par Vénus (l’amour) mais dans lequel Saturne (la haine) y est exaltée… Ce signe dit d’équilibre se trouve donc, à travers ces attributions, en disharmonie totale. Le sens donné à ce signe perd alors tout son sens.

Au niveau des maîtrises assyriennes et néo-babyloniennes datant du VIIème siècle avant notre ère, elles correspondaient plus aux personnalités exprimées par les signes :

- Le Bélier (Mercure) [Mars pour les grecs]

- Le Taureau (Jupiter) [Vénus pour les grecs]

- Les Gémeaux (Lune & Mars) [Mercure pour les grecs]

- Le Cancer (Venus) [Lune pour les grecs]

- Le Lion (Mars) [Soleil pour les grecs]

- La Vierge (Vénus) [Mercure pour les grecs]

- La Balance (Soleil) [Vénus pour les grecs]

- Le Scorpion (Vénus) [Mars pour les grecs]

- Le Sagittaire (Saturne) [Jupiter pour les grecs]

- Le Capricorne (Mercure) [Saturne pour les grecs]

- Le Verseau (Mercure) [Saturne pour les grecs]

- Les Poissons (Vénus) [Jupiter pour les grecs]

On constate une plus grande cohérence chez ceux qui furent, il faut bien le rappeler, les fondateurs de l’astrologie moderne. Vénus gouvernait les trois signes d’eau ainsi que la Vierge, seule constellation représentant une femme. Mercure, l’astre de l’intelligence, attribués aux signes de tête (Bélier et Capricorne) est également un choix logique puisque ces derniers se rattachent au premier et au dixième secteurs considérés comme les maîtres d’action du destin. Néanmoins, il aurait été préférable de voir Jupiter gouverner la Balance, à la fois au niveau mélotésique que par rapport aux valeurs théoriquement véhiculées par le signe. Il conviendrait en somme de redéfinir les maîtrises afin de les faire correspondre enfin, avec plus d’exactitude, aux caractéristiques des signes. Les ajouts progressifs des astres découverts à partir du XVIIIème siècle s’avèrent pour certains infondés. On ne peut en effet se prévaloir d’avoir un recul aussi grand que celui des Mésopotamiens qui, durant près de 2 000 ans, ont consigné méticuleusement chacune de leurs observations relatives aux transits des sept astres dits traditionnels sur leurs tablettes d’argile et en ont déduit les influences que l’on connaît…

Patrice Bouriche ©

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Patrice Bouriche